Explication des accessoires pour l’artisanat

Ces fêtes ou journées d’activités sont passées de mode dans les années 1980, mais personne ne sait exactement pourquoi », explique Katherine Runswick-Cole de l’Université métropolitaine de Manchester qui a dirigé les recherches. « Cependant, notre étude pilote a montré une réaction extrêmement positive de la part des praticiens, des adoptants et des enfants eux-mêmes ».

Des données en provenance des États-Unis suggèrent que les journées d’activité d’adoption sont deux fois plus efficaces que toute autre méthode de recherche de famille pour les enfants qui attendent des familles adoptives. Environ 30 % des enfants sont placés dans une famille adoptive après ces journées, contre moins de 15 % par les voies normales.

Selon le Dr Runswick-Cole, les premiers résultats de leur projet pilote, mené avec la British Association of Adoption and Fostering (BAAF) et un groupe d’autorités locales des East Midlands, laissent penser que ce succès pourrait être reproduit au Royaume-Uni. Près de 20 % des enfants des deux premières parties ont été jumelés avec des familles.

Les enfants qui participent à ces journées sont généralement « difficiles à placer », c’est-à-dire des enfants plus âgés ou des enfants au passé complexe qui attendent depuis longtemps. Les chercheurs ont constaté que lorsque les candidats adoptants rencontrent des enfants dans un environnement social, ils créent des liens avec eux, ce qui ne peut se produire en se contentant de lire leur histoire écrite.

« Cela change souvent les idées des candidats à l’adoption sur le type d’enfants qu’ils pourraient vouloir adopter », explique le Dr Runswick-Cole. Elle donne l’exemple d’Alisha (son nom a été modifié) qui souffre du syndrome d’alcoolisme fœtal et qui a 50 % de chances d’hériter d’une maladie génétique de son père. Auparavant, malgré les efforts de ses travailleurs sociaux, aucune famille ne s’était proposée pour l’adopter. Mais aujourd’hui, Alisha vit avec des parents adoptifs qui l’ont rencontrée lors de la journée d’activités et qui ont été captivés par sa charmante personnalité.

Les journées d’activité se sont également avérées bénéfiques pour les travailleurs sociaux, car ils peuvent rencontrer et établir des contacts avec d’autres travailleurs sociaux qui soutiennent les futurs adoptants. Pour les enfants, les journées d’activité sont une sortie amusante avec du tir à l’arc, des tyroliennes, du canoë, de l’artisanat et des jeux. À bien des égards, elles ressemblent à une fête d’enfants ordinaire avec des sacs de fête et un grand thé.

Le projet pilote a suscité un intérêt considérable de la part des ministères et il est envisagé de le déployer à l’échelle nationale. Toutefois, le Dr Runswick-Cole lance une mise en garde. « Elles peuvent sembler être des fêtes d’enfants ordinaires », dit-elle, « mais elles sont organisées de manière très professionnelle avec une préparation intensive pour les enfants et les adultes afin de gérer les attentes et les craintes avant et après l’événement. Il est essentiel que le processus soit parfaitement compris avant qu’il ne soit largement reproduit ».

Pour contribuer à la sensibilisation aux avantages et à la complexité de ces événements, l’ESRC finance un séminaire public à Manchester le 3 novembre 2012, à l’approche de la semaine de l’adoption, pendant le Festival des sciences sociales. « Ce séminaire est extrêmement opportun et pertinent pour tous ceux qui s’intéressent à l’adoption et à la recherche de familles », déclare le Dr Runswick-Cole.

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